vendredi 20 janvier 2017

Cadences

 Même lieu, même date, encore de quoi s'interroger,  rêver peut-être ?   quoique je ne puisse vous répercuter les sons..



 pour celle-ci, j'ai "loupé" les fourmis : Peter Kogler..
On a pas toujours la patience d'attendre, mais je préfère les fourmis aux souris;
 pour vous donner une idée du mouvement.

 https://www.youtube.com/watch?v=DJG4HJ4Nw7A

                                                                              Photos Isarde


assez mal à l'aise dans cette salle plongée dans l'obsurité


https://www.youtube.com/watch?v=qub_AeC032Q

  https://www.youtube.com/watch?v=nsr0OPZUaMk

 plus surprenant encore: j'ai réussi à "attraper" cette jeune femme qui dérivait sur son piano avant qu'elle ne disparaisse de l'écran.





Pour Evangelica Kroniati : Antidote


https://www.youtube.com/watch?v=CV2KXAYSHio

 https://www.youtube.com/watch?v=jN2TNoNrfr4

 Impressionnant cet accrochage, j'ai pensé que c'était Dark Vador qui avait suspendu son costume..


Restons dans les tissus  avec ce boro, couverture de futon digne des plus beaux "patchworks" de l'ouest Américain.


 Peut-être faut-il retoucher terre, un coup d'oeil par les fenêtres nous replongera dans la réalité quotidienne.


et se tourner vers la Capitale :

 http://france.fr/fr/agenda/art-paris-art-fair-grand-palais-paris-0

jeudi 19 janvier 2017

Nature et Géométrie

 Qu'avez-vous pensé quand je vous ai proposé cette sphère ? banal ?facile ? 


                                                                        Photo Isarde
 c'est beaucoup  plus que cela.

Olivier Michelon nous donne les clés  pour comprendre cette oeuvre.

"Influencé par Rousseau, Friedrich Fröbel (1782-1852) concoit au début du XIXème siècle un projet pédagogique inédit.
Basées sur le jeu et la reconnaissance visuelle, les activités proposées dans le jardin d'enfants (Kinder-garten) dont il est l'initiateur visent à une compréhension du monde par des formes manipulables.
A travers des combinaisons géométriques simples, la méthode de Fröbel ressemble à un manuel de l'abstraction à venir.
Avant le "traitez la nature par le cylindre, la sphère, le cône" de Paul Cézanne, il y a eu les "cylindres, sphères et cubes" de Fröbel.
C'est avec ces éléments que la génération de Piet Mondrian et Vassily Kandinsky a saisi son environnement.
Fröbel est tombé dans un oubli relatif, mais sa méthode est un des socles de nos outils d'appréhension du monde.
Aurélien Froment s'est emparé de la méthode de Fröbel pour concevoir une exposition dans laquelle le pédagogue est autant un sujet qu'un acteur.
Fröbel est "Fröbelé" traduit par ses outils.
C'est à partir de ceux-ci que l'artiste compose ses photographies  et recrée des objets pour introduire l'oeuvre du pédagogue.
Les images photographiques de Froment sont autant de compositions que des représentations.
Dans ce gigantesque jardin d'enfants, joué à l'échelle d'une nef, le visiteur déambule visuellement et physiquement.

 Observez bien cette toile ce ne sont pas des meules de foin mais des rhombicuboctaèdres
      Relais visuels, les photographies forment une grille de lecture que l'on peut poser sur l'ensemble de l'exposition et du bâtiment.
Dans cette présentation sont intégrées des oeuvres de Raphaël Zarka, mais également une peinture de Pierre-Henri de Valenciennes (1750-1819) représentant "Cicéron découvrant le tombeau de d'Archimède".






Sur son tombeau, le scientifique grec (287 av J C -212 av J C) aurait demandé bien avant Fröbel que soit gravée une sphère inscrite dans un cylindre.
Parmi d'autres inventions, Archimède est le découvreur de la vis sans fin, une forme que l'on retrouve dans les "Cénotaphes". que lui a dédiés Raphaël Zarka à partir d'une cheminée Tudor du XVI ème siècle.
 A Archimède l'on doit aussi la première découverte du rhombicoctaèdre, ce volume géométrique qui obsède l'oeuvre de Zarka et dont l'on trouve deux occurences ici.
Les deux grands volumes de bètons et de bois, intitulés "Les récifs", sont des sculptures recueillies.
Abandonnés au bord d'une nationale, ils ont été partiellement restaurés et consolidés par l'artiste.
D'abord inconnus dans leurs usages, ces rhombicuboctaèdres, se sont révélés être des récifs artificiels, une géométrie propre à recréer la nature.




                                   Exposition de poche





 "Théatre de poche d'Auréilen Froment est inspiré des prouesses du magicien Arthur Lloyd, un prestidigitateur de l'entre-deux guerres, dont le numéro consistait à exhiber à la demande toute sorte de documents imprimés.
Lloyd jouait avec les images, mis aussi avec la mémoire.
Il gardait en tête la classification d'un répertoire de plusieurs milliers de documents qui tenaient dans les poches de sa robe.
Ici, un homme manipule une série de cartes face aux spectateurs.
Il positionne des reproductions sur un écran transparent entre lui et nous.
Inspirée de l'interface de Steven Spielberg "Minority Report" (2002), l'action rappelle les balayages d'images que nous réalisons quotidiennement sur nos écrans tactiles.
Froment a réalisé son oeuvre en 2007, l'année de la commercialisation de l'iphone et plusieurs mois avant celle de l'ipad.
Mais l'ouvre trouve ses sources dans un temps bien plus long.
Au XVII ème siècle, Cassiano et Carlo Antonio de Pozzo sous le nom de "Museo cartaceo" (ou musée de papier) une collection de plusieurs milliers de feuillets, un recueil d'images destiné à rendre visible le savoir des hommes.
Au fur et à mesure du film, le magicien s'entoure d'un monde d'images, un aquarium iconographique où se congugent associations et récits à la manière d'un film en plans fixes ou d'une exposition".




                                                                      
                                                                      à suivre

 
 http://www.rivagedeboheme.fr/pages/arts/peinture-18e-siecle/pierre-hende-valenciennes.html
 

mercredi 18 janvier 2017

Récitts de voyage

Bienheureuse de vous retrouver ce matin après les coupures d'électricité d'hier soir ; malheureusement l'ordi était allumé et je craignais bien que ce yoyo, "ouvert, éteint " "jour, nuit" comme dans le film des Visiteurs,  ne le mette à mal.

 Reprenons les choses à zéro et à l'aide des textes d'Olivier Froment parcourons à nouveau  le Musée imaginé, d'une façon moins ludique.

" A l'origine, les récits de voyage étaient ce que l'on ramenait faute d'autre chose.
A la fin du XVI ème siècle, dans "Histoire d'un voyage fait en la terre de Brésil",
 l'explorateur Jean de Léry regrette que son perroquet ait été mangé par les marins lors de son retour.
 "Rhombus Sectus" de Zarka et "The Apse, the Bell and the Antelope" de Froment sont des récits de voyage.
Le premier film prend pour sujet la Bibliothèque nationale du Belarus à Minsk, une construction monumentale héritière accidentelle de l'architedture moderne et le plus grand rhombicuboctaèdre jamais construit.

                       mes captations d'écran lors du film de Zarka


"Dans son film, Zarka filme le bâtiment mais surtout sa présence massive et étrange.
Il est posé dans le paysage mais sans certitude de pérennité ou de datation exacte.

Le second film a pour sujet une autre architecture, celle conçue par Paolo Soleri )à partir de la fin des années 1960 dans le désert de l'Arizona.
Le projet est celui d'une cité réconciliée avec la nature.

 La ville est ici racontée par une de ses principaux habitants et constructeur : Roger Tomalty.
Malgré le recours à l'image, la ville est davantage décrite qu'elle n'est montrée" 






                                          Conversations

 " Le cabinet d'amateur est un genre pictural qui s'épanouit au début du XVII ème siècle.
Un des plus célèbres est l'Allégorie de la vue réalisée par Pierre Paul Rubens et Jan Brueghel, conservée au Musée du Prado (Madrid).
Dans ces tableaux, les artistes s'approprient les oeuvres d'autres en les peignant dans des intérieurs  savamment agencés, des galeries imaginaires ou des lieux d'étude.
Parfois même, les oeuvres originales sont modifiées pour répondre à l'agencement.

                                                      Allégorie de la vue. Prado.

 Le changement d'échelle, le passage d'un format à un autre, de la toile à la miniature, de la sculpture à la peinture, s'accompagnent de bouleversements plus substantiels.
Certaines oeuvres peuvent aussi être inventées pour être insérées dans de véritables conversations entre les pièces conservées..
Froment et Zarka situent tous deux leurs travaux dans un après.
Ils reprennent des formes déjà existantes, prolongent des histoires.

Cette salle noue par une série de panneaux, de volumes et de transparences, un dialogue entre deux lieux, deux répertoires de forme et de vie: le monastère bénédictin de Monte Oliveto (Toscane) et le site d'Arcosanti  (Arizona).


                                                                                                Photos Isarde


 Du premier lieu, Raphaël Zarka a "emprunté" les panneaux décoratifs insérés au début du XVI ème siècle par Signorelli et Sodoma pour rythmer la fresque de la vie de Saint Benoît.
Habituellement réléguées dans la partie inférieure du cycle, ces compositions géométriques, véritable répertoire de figures abstraites, sont reprises par Raphaël Zarka et accrochées à hauteur de tableau.
 Ces grands dessins, qui évoquent dans leur technique aussi bien les gouaches découpées de Henri Matisse que la marqueterie, respectent la taille originale du chef-d'oeuvre renaissant.
La vingtaine de planches s'apprécient indépendamment mais également comme panneaux ornementaux d'une salle où sont disposées par Froment des photographies et des maquettes de deux des principales structures construites à Arcosanti.

                                                                                 à Suivre        
 
           
http://affresco.canalblog.com/archives/2006/09/13/2670540.html         https://en.wikipedia.org/wiki/Arcosanti                                                            


mardi 17 janvier 2017

Musée Imaginé

Voilà bien la manifestation parfaite de l'art sous toutes ses formes et l'on peut prendre plaisir, plus ou moins, d'ailleurs, sans préjugé, pour telle ou telle forme artistique, chacune procéde d'une intention à respecter.
 Ce jour-là emportée par un certain état d'esprit,  je me suis plongée avec délices dans cette architecture d'un Musée imaginé où j'ai voulu davantage mettre en évidence une atmosphère plus qu'un intérêt précis à l'égard d' une oeuvre plutôt qu'une autre.
 Exercise salutaire quelques semaines plus tard, pour retrouver le panneau explicatif qui s'applique à l'oeuvre présentée devant laquelle je peux passer pour n'en saisir que ce qu'elle me raconte et revenir plus tard à son auteur.
L'ampleur de l'architecture, écrin passagé, incite aussi à lui trouver sa place ;
cette perception est donc tout à fait personnelle et peut différer d'un spectateur à un autre et je crois bien que cette proposition  a trouvé une réponse.


Ces Soleri Windbells me ramenaient dans nos montagnes au son des clarines des alpages..


        Quand un reflet leur fait investir un cadre qui ne leur est pas destiné

                      Je serais presque tentée d'en rester là pour aujourd'ui
et laisser vagabonder votre imagination.

Une autre, ces briques fondatrices !  Atribuez leur toutes leurs fonctions, de la

 brique crue à la brique cuite,  ciment de temps de cultures !!


Les Prismatiques

 Je me suis bien amusée dans cette salle, bordée des accrochages du "Tombeau idéal du Ferdinand Cheval" et dont le milieu était empli de ces "prismatiques" grandes structures de chêne ; quand on aime le bois, leurs constructions géométriques mettaient en valeur  une impression de puissance.
Demain on passera aux videos, nombreuses.










                 Pour continuer avec une impression générale de géométrie..


Cette magnifique architecture des Abattoirs incite à des prises de vues où l'on peut plonger d'un espace dans un autre, comme on plonge dans un tableau.


             ou bien le puzzle coloré des multiples couvertures de la librairie.

http://www.paris-art.com/les-prismatiques-2/

http://www.facteurcheval.com/histoire/palais/ferdinand-cheval.html

https://contemporaneitesdelart.fr/expositions-aurelien-froment-et-raphael-zarka-les-abattoirs-toulouse/


dimanche 15 janvier 2017

et la Russie

  Voilà un texte qui englobe une partie des sujets que je viens d'aborder et que je vous engage vivement à lire : cartes à l'appui

http://books.openedition.org/editionsehess/277

 L'art des steppes, l'art des Scythes, des Sarmates,  une façon de clore le sujet avec toutefois un dernier aperçu de la joaillerie contemporaine Russe.

http://www.persee.fr/doc/syria_0039-7946_1966_num_43_1_8491_t1_0127_0000_2

 http://www.blissfromparis.com/2014/02/les-joailliers-russes-%C3%A0-l-honneur-2.html

https://fr.boucheron.com/fr_fr/les-creations/haute-joaillerie/reves-d-ailleurs/splendeur-de-russie.html

 http://un-certain-regard.eklablog.com/bijoux-imperiaux-russie-c16998331

 http://www.thejewelleryeditor.com/jewellery/article/russian-jeweller-ilgiz-f-internationally-renowned-for-enamel-work

 http://rbth.com/arts/2015/03/29/precious_talents_5_russian_jewelry_brands_to_watch_44833.html

 http://www.frivolette.com/jewelry/russian-jewelry-by-ilgiz-f

 quelques images de ce site pour vous donner l'eau à la bouche  :

 et si vous allez à Moscou ;

http://www.russianmuseums.info/M2491

http://viola.bz/krasnoselsk-jewellery/

 etc etc
                              http://vsemart.com/boris-kolesnikov-jewelry-art/

video
 Ce n'est pas "Bons baisers de Russie" mais bons baisers de Belesta sous la neige