vendredi 26 août 2016

Sous la coupole du British Museum




http://www.lesechos.fr/07/12/2000/LesEchos/18295-146-ECH_norman-foster-met-la-grande-cour-du-british-museum-sous-cloche.htm

si vous lisez l'article ci-dessus.... un peu de France !!

 En tout cas de quoi respirer sinon s'aérer après un parcours qui ne donne pas le vertige mais à réfléchir.............. tant d'oeuvres représentatives du génie humain, de ce que l'homme a fait de mieux, avec les moyens de leur époque au sein de multiples civilisations.
Appropriations ou sauvegardes ? le débat est ouvert.

J'ai en tout cas remarqué une foule plus dense dans les salles "Egyptiennes", à tel point que je n'ai pu rester dans certaines d'entre elles.



















Il faut bien cette hauteur pour abriter ces deux totems..





une invite à passer sur le continent Sud-Américain, avec les Aztèques et les Mayas..
Une civilisation qui n'est pas ma favorite.. mais tous les goûts sont dans la nature !!


          Après la lumière bleutée de la coupole, on replonge dans l'obscurité.
                                                                   Pour admirer quelques beaux Jades.


                                Serpent Aztèque A D 1300.1521







Pour la semaine prochaine une petite transition dans Londres et une nouvelle plongée dans l'art, peut-être un retour sur mes préférences...

jeudi 25 août 2016

les mosaîques du British Museum

 Je suis restée bouche bée, clouée sur place quand, suspendues dans un escalier, j'ai buté sur des mosaïques d'une finesse époustouflante.
Mais le programme est si chargé qu'il n'est guère possible de s'y attarder; sept millions d'objet à découvrir en une seule journée  !!
 Hormis à Tarragone, peut-être, toutes celles admirées en Espagne n'avaient pas cette finesse d'éxécution, peut-être en Arles ?
 D'où venaient-elles ?  Carthage et l'Utique.
                                            sur le thème de la mer
                                            ou de la chasse

suite, Quelques objets remarquables au British Museum

Objets remarquables et remarqués au long de ce long parcours ; soit pour leur technique  ou leur rareté ou tout simplement parce que leur matière m'est particulièrement familière, verre soufflé ou poteries.

La technique du camée appliquée à la verrerie souligne une maîtrise, jamais égalée et nous en avons sous les yeux deux exemples.

 en vous demandant l'indulgence pour les photos toujours prises "à la va vite" (temps libres entre deux vagues de visiteurs ou en évitant les reflets des vitrines)






































Faisant suite à l'article précédent  :

Ce magnifique bronze (photo malheureusement altérée par des reflets :
faisait partie d'une statue en pied découverte au centre de  Chypre à Politiko datée de 450 BC (before Christ) l'on en a pas suffisament  apprécié la valeur., malmenée, dépecée......
 Appellée "Chatsworth Head" pour avoir un temps résidé dans le Derbyshire !!!

https://en.wikipedia.org/wiki/Chatsworth_Head
                              même Sophocle a souffert de mes reflets

mercredi 24 août 2016

Au British Museum

J'ai plus de latitude de contempler mes photos que, sur place, les originaux........

Il faudrait consacrer une journée à chaque département  et peut-être hors saison, pour espérer une approche plus calme, sans avoir le regard brouillé par les selfies ou autres photos de groupes, la rançon du succés... .. nonobstant, je consacre cet article aux beautés grecques ou copies romaines ou cypriotes.

 Je laisse les commentaires à Charles Picard. Membre de l'Institut. Membre de l'Ecole française d'Athènes  : vision analytique qui dépasse le simple regard de l'amateur.
 Je ne peux vous affirmer un suivi  classique, une itinérance posée encore que.... ce jour-là j'ai fait des efforts.
 Première vision, première approche et non des moindres..




 ................"Non moins que l'aboutissement d'une perfection technique, l'installation du classicisisme dans l'art grec avait résulté de l'adoption d'un mode spécial de pensée.
Il faut faire effort aujourd'hui, quand on confond si arbritairement parfois classicisme et académisme, pour se remémorer les temps et les pays où les formes plastiques n'étaient point seulement messagères de joie artistique, mais, dépassant en quelque sorte leur valeur imagée, apparaissaient surtout comme des expressions de l'intelligence et de la règle morale.
L'intimité de l'homme et du dieu au temps de Scopas, qui s'exprime d'une façon moins grandiose que Phidias, mais rouvre avec ardeur des chemins délaissés : il a développé la joie de vivre d'un insulaire heureux, contemplatif, et toutes les émotions passionnelles, jusqu'au pathétique pur.
L'homme d'essence plus terrestre, semble avec lui descendre des hauteurs de la légende ; la nature, qui n'était pas bannie du Parthénon, où il y avait eu, attentifs autour de la légende cosmique ou locale, les astres, les fleuves, les fontaines, amplifie sa présence et ses pouvoirs. (1)

Un secret à deviner s'inscrit dans les frontons plus frémissants, où s'installent des batailles inquiètes, des chasses quasi magiques.
Bientôt Praxitèle peuple l'espace entre ciel et terre de la foule de ses jeunes génies irréels, aimables faunes sans animalité, Eros pensifs ou joueurs; c'est le temps où les dieux adolescents s'amusent d'un lézard, ou d'un coq, et le divertissement d'en haut s'associe au rite.
L'Hermès d'Olympie, oeuvre praxitélienne, quoi qu'on ait dit, bien qu'il s'agisse pour nous d'un Praxitèle recopié plutôt que d'une statue originale, a créé peu après le milieu du IV ème siècle, la plus splendide réalisation d'un dogme païen : celui du sauvetage de l'âme humaine promise à l'éternité.
Car à peu près vers le temps où Platon créait, avec l'équivalence du Sôma-Sèma (le corps-prison), le noyau essntiel de la légende de Psyché délivrée par l'amour, le groupe d'Olympie n'a pas seulement pour lui son charme plastique, qui laisse muet.
Il évoque avant tout, les tribulations émouvantes du jeune Dyonisos, futur patron de la  (2) rédemption des âmes, lui-même libéré à point, au berceau, de la jalousie d'Héra, pour être emporté par Hermès au Paradis païen, près de Nysa et de ses nymphes nourricières.
 La longue fortune de ce thème mystique, qu'on avait jusqu'ici trop oublié de comprendre et d'expliquer, révèle l'importance relligieuse exceptionnelle de la donnée mise en oeuvre par le plus délicat des sculpteurs d'Attique.



Les hommes du Moyen Age ne s'étaient pas trompés sur les intentions du groupe et la vraie gloire de son auteur. Ils avaient fait de Praxitèle, comme de Phidias déjà, des magiciens antiques qu'on faisait intervenir encore pour certaines ordalies judiciaires.
De 369 à 300 environ, Lysippe;, infatigable créateur, a porté à l'élasticité la plus illusioniste, sous trois dimensions, la vie des statues athlétiques, celle des héros et des dieux ; et un jour, spécialement celle du jeune héros de Pella, héros et dieu à la fois, dont il fut le prtraitiste officiel. Sans lui, nous n'aurions plus guère connu qu'un Alesandre de légende et d'apothéose, transfiguré.

Mais il a fixé obstinément ses traits humains, dans la bataille plus que dans la gloire, et il a retardé ainsi, de plus de cinq cents ans, au profit de la vérité du portrait hellinistique, l'avénement du prestige figé de l'icone byzantine ."

                                                                                                    Charles Picard



                      (1)


                            (2)

mardi 23 août 2016

Toujours à Londres

Je n'oserai dire que nous allons passer aux choses sérieuses, en tout cas à des représentations observées de ma part  avec une attention particulière : les arts Babyloniens, Assyriens et Achéménides étant actuellement l'objet de destructions massives dans leurs pays d'origine.
 Ces civilisations étaient les héritières de la civilisation sumérienne.
 L'art achéménide étant l'héritier de ceux d'Assyrie et de Babylone. Il faut surtout en retenir les bas-reliefs et les splendides "frittes émaillées".

         Archer de la garde royale : Suse  Perse Achéménide. IV siècle avant J C
 La Charte de Fondation du palais de Darius fait mention des  matériaux venus de l'étranger,  colonnes et marbres de Carie par exemple : il en de même pour les artisans.




  Retour en arrière sur l'art Assyrien.

Celui-ci sculpte des  figures magiques pour protéger les sites majeurs comme le captage de source.

 Les visages sont traités en deux plans, bourrelet des sourcils, profondes orbites sous de lourdes paupières et un fin tracé de la bouche encadré d'une fine moustache et d'une barbe bouclée.


Par contre, dans le bas-relief, c'est l'indication de l'ambiance qui prédomine.


 Très représentatif des scènes vécues,comme celles des batailles, le corps n'apparaît pas sous les étoffes:

destinées à la pénombre des palais, les scènes se présentent dessinées de profil.




la face et le reste du corps (génée par la foule et le manque de recul )